Publié dans Actus

Racontez-nous...

Pour que les échanges continuent entre nous, nous vous proposons un espace dans lequel chacun pourra dire comment il ou elle vit cet isolement, seul ou en famille, mais aussi surtout, ce qui lui permet de résister.
Dites-nous comment vous faites avec vos enfants, vos voisins, vos conjoints pour que ce moment soit moins difficile à vivre et dites-nous ce qui vous fait sourire, ce qui continue à vous distraire, à vous amuser, à vous faire rire !
Dites-nous ce que vous pensez de l'Accueil de Loisirs Virtuel (A.L.V): votre avis sur cette expérimentation ainsi que vos suggestions pour l'améliorer.

Nous pouvons ensemble contribuer à donner des couleurs à ces journées grises.

Laissez en commentaire ci-dessous votre témoignage.
Merci pour vos partages.



5 Commentaires

  • Lien vers le commentaire Alissas jeudi, 07 mai 2020 07:47 Posté par Alissas

    Considérants / Considérés

    En ces temps inédits pour nos courtes mémoires
    mais pas tant que cela pour qui connaît l’Histoire,
    Alors que pleins d’artistes s’improvisent aux balcons,
    Dans nos lucarnes étranges, une flopée de gens con-
    Sidérables, tels des mouches grasses, bourdonneuses
    Feignent de savoir que doivent faire les foules nombreuses
    Pour déjouer la bébête effrontée
    Qui se joue de notre modernité.

    Les « gilets jaunes » s’offusquèrent jadis
    De n’être pas assez considérés
    Et tinrent la dragée haute aux forces de police ;
    Or, nous voici tous plus ou moins confinés
    Et par l’effet du bruit de fond médiatique,
    Tous, il faut bien le dire aussi, des cons sidérés.
    Sidérés par la quotidiennes statistiques,
    Comptant chaque soirée tous (?) les contaminés,
    Tous les réanimés, les pas réanimés,
    Ceux qui sortent debout et ceux, les pieds devant
    Car il y a des morts en cette guerre, comme avant.
    Sidérés par les péremptoires avis, les discours abscons
    Que depuis des années nous serinent les con-
    Sidérables et les considérants :
    - A la bougie nous reviendrons sans la croissance -
    Ont-ils prophétisé un peu trop à l’avance.
    Compter, c’est tout ce qu’ils savent faire
    Alors ils comptent et livrent leur ration
    De chiffres et de nombres aux accros des écrans.
    Ils ont dit en peu de temps, tous ces considérants,
    Tellement tout et son contraire
    Qu’ils en sont déconsidérés .
    - Les masques sont inutiles ; on peut bien s’en passer.-
    Mais quand on en aura produit assez
    Ne deviendront-ils pas obligatoires ?
    Ce sera « le masque pour tous » ; c’est à prévoir.
    -Supprimons des lits : l’hôpital n’est pas rentable.-
    Mais les temps ont changé ; les milliards coulent à flot : palpables ?
    Les vieux dans les « ehpad », confinés, sans visite,
    Meurent de solitude et d’abandon, trop vite.
    Qu’importe ! On les comptera d’office :
    Morts au champ du virus ; les stat sont artifice.
    Encore heureux
    Si on ne nous oblige pas d’ici peu
    A porter sur soi ordiphone ou gépéesse ;
    Interdiction d’éteindre ; rappel à l’ordre : essèmesse !
    Ce « progrès », les considérables
    N’auront pas grand mal à l’imposer, c’est probable,
    Une poignée d’irréductibles mis à part.
    Espère que sur ce point, il ne soit pas trop tard.

    Tout est vrai ; tout est faux ; on ne sait plus que croire ;
    Comment ne pas voir notre avenir en noir ?
    Car demain ne sera pas facile ; il faut pas se leurrer.
    Sur la mer inconnue, il va falloir ramer.
    Alors, sauve qui peut et chacun pour soi ?
    Ceux qui se battent ensemble depuis près de deux mois
    Pour éviter le pire nous montrent le chemin
    Et toutes les initiatives surgies de tous les coins :
    Tous ceux-là, jusque là qui comptaient pour du beurre
    Ont répondu présent sans s’occuper de l’heure.
    Si nous gardons cela quand çà ira moins mal,
    Nous verrons du ciel bleu même si le temps est sale.
    On peut rêver,un peu ; mais vaut mieux espérer.

  • Lien vers le commentaire Pascale jeudi, 16 avril 2020 19:16 Posté par Pascale

    il y a des jours "avec" et des jours "sans" moral bien sûr. Alors on se dit que nous ne sommes pas à plaindre, nous ne sommes pas malade, nous avons un magnifique soleil, les montagnes, l'air pur (enfin j'espère !), du travail, des masques à fabriquer. Mais rien ne vaut les relations humaines, j'ai envie de câliner mon petit-fils, d'embrasser mes parents, mes frères, mes amis. J'ai envie d'un pique-nique entre potes, d'un apéro partagé. Mais je tiens bon ! je veux sortir de ce confinement rapidement alors j'applique les gestes barrières le plus consciencieusement possible. Allez courage ! tenez-bon.

  • Lien vers le commentaire Jacques (habitant) mercredi, 08 avril 2020 09:57 Posté par Jacques (habitant)

    Sur la touche
    En cette fin mars, morose ;
    Voir qu’on est sur la touche n’a rien de rose.
    Dans la vallée, celles qui savent, se remettent à coudre
    et fabriquent des blouses et des masques pour les soignants.
    D’autres reprennent du service comme infirmiers, médecins.
    Des étudiants en médecine jouent les internes.
    Des bénévoles d’associations gardent le contact avec ceux qui habitent la rue.
    D’autres s’ingénient à garder un lien avec des anciens, isolés.
    Quant à moi, plus près des quatre-vingt crépusculaires
    que des septante téméraires,
    et de surcroît, pour le moment, en bonne santé,
    Je ne puis être qu’inquiétant !
    Reportées, les matinées de taille aux « Vignes de Tarentaise.
    Retardés les travaux au verger des « croqueurs de pommes ».
    Suspendues les activités bénévoles au centre social :
    Plus d’accompagnement scolaire ni d’apprentissage du français
    avec des adultes venus d’ailleurs.
    A qui me rendre utile ? Comment aider ?
    Aller proposer mes services, je ne l’ose même pas !
    On me dirait : c’est trop risqué pour toi (nouvelle façon de dire : tu es trop vieux)
    Le plus grand service que tu puisses rendre c’est :
    NE PAS tomber malade ...
    c’est TOUT ce qu’on te demande.
    Si je continue d’échapper au virus,
    vais-je aller jusqu’à solliciter une prime pour
    des soignants que je n’aurai pas mobilisés,
    un lit d’hôpital que je n’aurai pas encombré de ma carcasse ?
    En plus, ma mutuelle, ne me rembourse presque rien, sauf un séjour à l’hôpital ;
    et je n’en profite même pas !
    Je ne vais pas me faire payer pour un service rendu, même en négatif !
    Car si je rends un service c’est que j’en ai déjà reçu un
    ou plusieurs, préalablement. Sinon, je n’aurais pas à le rendre.
    C’est comme si notre langue française avait intériorisé que,
    lorsqu’on se met au service des autres,
    c’est en retour de soins et de coup de mains déjà reçus avant,
    de toutes les façons possibles et peu importe par qui.
    Rendre service, c’est en quelque sorte une reconnaissance de dette.
    Cette façon de voir les choses en vaut bien d’autres,
    ne crois-tu pas, toi qui me lit ?
    Mais çà ne me dit pas comment dépasser le sentiment de ne plus servir à rien.
    Dans un match de foot, y a les acteurs sur le terrain
    et, sur les gradins, les supporteurs,
    qui hurlent, chantent, applaudissent, sifflent, déploient des banderoles
    et ainsi, survoltent leur équipe
    la portant, pour qu’elle gagne, à bout de bras, par l’émotion.
    Tous les soirs, en ville, aux fenêtres et aux balcons,
    entre soignants et soignés possibles, se joue cette partition.
    Les soignants, au travail ou rentrés chez eux entendent la clameur
    et sont réconfortés.
    Quant à tous les autres, en plus de se défouler du confinement et de l’angoisse,
    ils se donnent à eux mêmes en spectacle et vivent un instant de communion :
    pas bien rassurés certes, mais tous ensemble.
    Mais dans un coin perdu de montagne, applaudir à ma fenêtre
    ne rencontrera au mieux que l’écho ( de nos montagnes comme le dit la chanson),
    et de surcroît, couvert par le bruit du torrent.
    Voilà toute mon tourment !
    T’avais qu’à rester en ville vieux ronchon !
    Il y a pire.
    Mieux vaut en rire.

  • Lien vers le commentaire DAUTIGNY vendredi, 03 avril 2020 18:08 Posté par DAUTIGNY

    Eh bien nous, à deux, on bricole : rafraîchir la pièce à vivre en blanc, refaire la terrasse qui pourrissait, faire des masques en tissu contre le corona virus, fabriquer des jeux de société...etc. On ne s'ennuie pas !

  • Lien vers le commentaire Pascale mardi, 31 mars 2020 16:17 Posté par Pascale

    En voilà une belle idée ! Le confinement se poursuit et nous nous adaptons. Entre le télétravail et les cours de collège, les journées sont bien occupées.
    Ce week-end, nous avons vidé et réaménagé totalement un grand placard pour installer un mini-bureau, bien pratique.
    Nous avons mis en place un concours de dessin entre 4 familles. Pour cela nous avons créé un groupe sur WhatsApp et tous les 2 jours nous nous envoyons nos dessins. Le thème est choisi à tour de rôle par une famille. Et les talents se développent au fur et à mesure des jours.

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.